Prophète Mahomet saw

Source: wikipédia.

Naissance: 17 Rabiul awal hégire -53 ou 25/08/570.

Décès: 28 Safar 11 ou 25/05/632.

Mahomet ou Mohamed ou Mohammed ou Muhammad (La Mecque 570, Médine 632) est le prophète de l'islam et fondateur de l'Oumma, chef religieux, politique et militaire arabe. Il est également considéré comme le maître spirituel d'où émanent toutes les transmissions (« silsilah ») en islam.

Les noms de Mahomet

Calligraphie arabe de محمد sur une assiette

Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Mouhammed ibn `Abd Allâh ibn `Abd Al-Mouttalib ibn Hâchim (أبو القاسم محمّد بن عبد الله بن عبد المطلب بن هاشم). Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab, c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâchim). De nombreux autres noms lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient « l'élu », Al-Amine qui signifie « le loyal », Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Mohammed.

Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسول, ar-rasūl, « le messager », « l'envoyé »), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبيّ, an-nabīy, « le prophète »). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d’après la terminologie islamique les personnages ayant reçu la révélation de lois abrogeant les lois des messagers qui les auront précédés, avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent une révélation par les mêmes voies ainsi que l'ordre de transmettre un message aux hommes, mais ce message ne leur est pas propre, il est celui du messager qui les aura précédés. Selon cette classification, tout messager est un prophète, mais ce n'est pas tout prophète qui est messager. Les uns comme les autres reçoivent la révélation, mais seuls les messagers reçoivent un livre ou une loi nouvelle. Selon la tradition musulmane il y aurait 124 000 prophètes et 313 messagers, le premier d'entre eux étant Adam, le premier des humains, et le dernier, Mahomet, l'un comme l'autre étant des prophètes messagers [1].

Lorsque les musulmans prononcent ou écrivent le nom de Mahomet, ils ajoutent généralement une bénédiction, « le salut soit sur lui[2] [3]. »

Transcriptions du nom

Mahomet

Mahomet est la forme de nom traditionnellement et majoritairement utilisée dans la langue française. Son éloignement des transcriptions modernes et anglo-saxonnes du nom ont parfois conduit à des débats sur le terme à adopter en français. D'après Édouard-Marie Gallez, il serait préférable d'orthographier le nom à la manière arabe Muhammad, car il est révélateur d'un sens que la version française occulte[4]. Le nom "Mahomet" a été disséqué par le linguiste Michel MASSON à la Sorbonne, il relèverait selon l'analyse effectuée d'un sentiment de réfutation.[5]

Le terme français Mahomet serait, selon une interprétation, une déformation du turc Mehmet[6],[7],[8].

La variante francisée, Mahomet, est proche des versions des langues romanes apparentées : Mahoma en espagnol, Maomé en portugais, Maometto en italien, Mahomed en roumain.

Autres transcriptions

Son nom arabe Muḥammad (محمد) est parfois aussi transcrit Mohammed ou encore Muhammad, ce dernier étant la forme rencontrée majoritairement dans les pays anglophones[9].

Parmi les variantes :

Mahound est une autre manière, péjorative, dont le prophète de l'islam a été nommé en Occident pendant le Moyen-âge[11]. Ce nom est contemporain de l'époque où Mahomet était (de manière erronée) considéré comme une déité que les musulmans auraient adoré ou encore qu’il s’agissait d'un démon ou d'un cardinal romain qui avait inspiré une fausse religion à ces hommes. Mahound en est venu à simplement désigner le diable en Occident[12][13]. Une variante de cette croyance et de cette appellation attribue le nom de Baphomet à la divinité vers laquelle se seraient tournés certains templiers pendant leur contact avec les musulmans[14] [15].

Biographie

Naissance et enfance

Empreinte du pied du prophète au musée d'Istanbul

Mahomet naît à la fin du VIe siècle, vers 570[16], à La Mecque, cité caravanière vivant du commerce de marchandises transitant de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en traversant le désert de la péninsule arabique. Il est né précisément un lundi soir, le douzième jour du rabî`a premier[17], troisième mois lunaire du calendrier arabe [18].

L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement « Année de l’éléphant » en référence aux évènements qui s'y seraient déroulés[18]. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, aurait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Le Coran, L’Éléphant, CV (ar)الفيل), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins oculaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate.

Mahomet appartient à la tribu de Quraych (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâchim, prince des Quraychites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba.

La famille de Mahomet est hachémite par référence à son arrière-grand-père Hâchim ibn `Abd Manaf. Les Quraychites se réclament de descendances de Ismaël, fils d'Abraham et ont la garde de la Ka'ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage.

Mahomet est issu du mariage de `Abd Allâh ibn `Abd Al-Muttalib et Amina (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâchim, le lundi 12 rabî`al-awwal. Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân ibn `Awf [réf. nécessaire].

La mort de son père `Abd Allâh survient avant la naissance de Mahomet à Yathrib, qui depuis a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand-père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Mahomet, ce qui signifie « Le Loué ».

D'après Tabari, le lendemain de la naissance du prophète, Abdou'l-Mottalib donna le nom de Mohammed, car son père était mort depuis quatre mois. Le prophète a été gardé par Halîma, fille d'Abou Dsouwaib appelé Abdellah ben al Harith et son mari était Harith fils d'abdou l Ozza fls e Rifa. Les deux personnes faisaient partie de la famille des Beni Sa`d [19]. C'était une famille pauvre qui devait élever le prophète [20]. La coutume arabe préconisait que les enfants soient élevés à la campagne [20].

Conformément à la coutume des familles nobles de Quraych, sa mère Amina le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîma bint Al-Hârith As-Sa`diyyah[21] (de la tribu des Saadites, Banû Sa`d), qui emporte le nourrisson dans le désert où son mari vit avec la tribu des Saadites à l'écart du reste de la population. La vie dans le désert, au milieu des Bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était censée prodiguer aux enfants santé et force d'expression.

Selon la légende, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîma et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet a été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'ils l'ont couché sur le sol et lui ont ouvert le torse. Accourant sur les lieux, Halîma et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'ils lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blanc seraient deux anges, envoyés pour purifier le cœur de l'enfant, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules.

Craignant pour la santé de l'enfant, Halîma s'empresse de rendre l'enfant à sa mère Amina qui meurt trois ans plus tard. Mahomet n'a alors que six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib — le père d'Ali — l'élève comme ses propres enfants [22].

Jusqu'à l'âge de 40 ans, il y a peu de détails écrits sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, mise par écrit 140 ans après sa mort, grâce aux témoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger puis caravanier avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront deux (ou trois, selon les sources) fils qui moururent en bas âge, Al-Qâsim et Tayeb, et 3 filles (adoptives!), Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima la future épouse d'Ali.

Jeunesse

Coffret contenant des cheveux du prophète dans le musée d'Istanbul

Alors que Mahomet a douze ans, Abu Talib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner.

À la Mecque, d'après les deux biographies (Sîra Ibn Hichâm et Sîra Ibn Kathir), Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis et plus encore à ses promesses. Il évite avec un soin extrême tout ce qui peut faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice.

Les Quraychites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'al-Fijâr[23], (l'impie) vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan[24], ils marchèrent contre elles commandés par Abu Talib. Mahomet, âgé de vingt ans (ou de quatorze ans[25]) se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées [26].

Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles [26]. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire doit être démoli et reconstruit par les Quraychites. Quand il s'agit d'y reloger la Pierre noire, une météorite qui serait vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enlève sa cape et y place la pierre noire, qu'il fait élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu et la prenant alors, il la place lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif [27]

Le contexte religieux, historique et culturel en Arabie

Au Sud

La langue du Sud est différente du nord de la péninsule de l'Arabie. Le Sud était en plein déclin, après la chute successive du Royaume de Saba qui a duré des millénaires. Les Himyarites sont les derniers souverains de cette région. Dhu Nuwas fut le dernier roi de la dynastie à la fin du Ve siècle, il se convertit au judaïsme et punit les chrétiens à cause de la persécution des Byzantins. Les Éthiopiens prennent la région, ils étaient en majorité chrétiens. Vers 575, les Perses font une incursion par la suite. La domination des Éthiopiens et des Perses a été éphémère. La société était très développée par rapport aux autres. Les habitants sont sédentaires et habiles dans la construction de digue et avaient une grande aisance dans la pratique de l'agriculture. Ils produisaient et exportaient les épices, la myrrhe, l'encens, les aromates, etc., à une partie du monde. Les routes étaient prospères pendant le temps de la paix (accord signé entre les Arabes et les Romains à l'époque de l'empereur romain et arabe Philippe l'Arabe). Le Yémen était une société monarchique et la religion était polythéiste. La population écrivait déjà (les chercheurs ont trouvé plusieurs inscriptions)[28].

Le centre et le nord

Les régions plus au nord étaient influencées par la culture Araméenne hellénisée. Les pistes commerciales étaient établies. Les Nabatéens fondent leur royaume et la ville de Petra fut la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l'Arabe dirigeait toute la province. Au sud la Syrie était connue sous le nom de Palmyre, Odénat ("Udhayna") était le premier souverain puis sa femme Zénobie ("Zayneb") le remplaça. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population était semi-nomade ou nomade. L’histoire demeure obscure au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l'existence des deux pays. Le Coran mentionne Thamud[29]. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains fait arrêter les guerres dans la région. Cette paix durera jusqu'en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquaient les routes de la région qui étaient sûres[28].

Entre les IVe et VIe siècles, La région se dégrade par la suite. Les Byzantins et les Sassanides se sont désintéressés de cette région. La société arabe demeure tribale. L'élevage était important pour la survie, parfois les Bédouins attaquent les caravanes des arabes qui habitent les contrées sédentaires. Les tribus arabes avaient un chef élu et avaient un conseil formé de membre de la même famille (Ahl al-Bayt) (les gens de la maison). La religion des tribus était polydémonisme[28].

La Mecque

La ville réunissait les grands marchands de la tribu des Quraychites. Ces derniers concluaient des traités avec les Byzantins, les Ethiopiens, les Sassanides, etc. La Mecque était ville marchande. Les notables de la ville dirigeaient tout par l'intermédiaire d'un conseil (Madjles)[28].

La littérature

La poésie arabe tenait une place importante dans La Mecque. Les premiers écrits seront compilés deux siècles plus tard dans deux recueils de poèmes : les Mu'allaqât et les Mufaddaliyat. Ces ouvrages de synthèse ne donnent qu'une vision partielle de ce que pouvait être la littérature de l'époque. Il est probable que seuls les poèmes ou les parties de poèmes jugés les meilleurs ont été conservés.

Rites et religions

Les hommes de Quraych enterraient leurs filles vivantes avant la révélation du Coran[30].

Le paganisme arabe existait depuis longtemps. Il y avait plusieurs religions pré islamiques chez les Arabes[31]. Les spécialistes soulignent trois groupes importants dans l'Arabie méridionale, centrale et septentrionale. Le Coran révèle plusieurs divinités de cette époque ( Houbal, Quzeh, Al Lât (femme), Al-Ozzâ, Wadd (Amour), Amm, Yagût, Nasr, etc[31]. Il y avait le culte des morts chez les Arabes, mais il est mal connu. Le culte des anciens était assez répandu chez les Arabes sédentaires que les nomades. Les Arabes faisaient des visites aux tombeaux et faisaient des rites[31].

La Ka'ba faisait partie des visites et des rites sacrés chez les Arabes avant Mahomet[31]. Certains chercheurs parlent d' Animisme arabes [32]. Plusieurs Arabes étaient chrétiens avant l'apparition de l'Islam. Les Arabes judaïsés étaient éparpillés dans la région, ils étaient à Yathren (Médine) et étaient des agriculteurs et des artisans[28]

Quelques décennies avant la naissance de Mahomet, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions existantes et aspire à la restauration de la religion d'Ibrahim. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l’Envoyé du Ciel.

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans l'Injil (l'Évangile) sous le nom de Ahmed : «  Et quand Jésus fils de Marie dit : ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager de Dieu [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera Ahmad. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : C’est là une magie manifeste[33]. »

Le terme ahmadu utilisé dans le Coran peut aussi se traduire simplement très louangé ou dont le nom sera très louangé. [34]

Contexte étranger

Tabari énumère des signes sensés annoncer la venue de Mahomet :

  • Le premier signe a été l'effondrement de la voûte palais de Madâin[35].
  • Les habitants de Roum se rebellent contre l'empire. Ils tuent Maurice[35] en 602 et mettent sur le trône Phocas.
  • Le roi de Perse Parwiz[36] a failli tomber dans l'eau alors qu'il franchissait un pont emporté par le fleuve[35]. Parwis a demandé à ses astrologues la signification du mauvais sort qui le poursuit. L'astrologue lui répond, qu'une nouvelle religion va voir le jour dans le Monde[35].
  • Parwis a envoyé un général du nom Sadran pour exterminer tous les chrétiens de Jérusalem, il y a eu trois mille morts[35].
  • La guerre entre les Grecs et les Perses. Kesra[36] (Kesra-Parwîs) a perdu la guerre[37].
  • La bataille de Dsou-Qar. Kesra a perdu la bataille contre les Lakhmides, Arabes christianisés, en révolte contre leurs suzerains Sassanides[37] en 611.

Sa mission

La caverne de Hira, l'endroit où le prophète aurait reçu le premier verset du Coran

Dans ce contexte, Mahomet effectue de nombreuses retraites spirituelles. C'est en 610 que, pour la première fois, l'ange Gabriel (Jibril) lui serait apparu dans la grotte de Hira où il avait coutume de se recueillir et lui aurait transmis la révélation, la parole de Dieu. Mahomet, qui a alors 40 ans, commence à transmettre des versets qu'il déclare être révélé par Allah et dicté en arabe par l'ange Gabriel, cette dictée durera vingt-trois ans. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les péripéties de la vie du prophète et de la communauté des croyants. Ils formeront le Coran, que Mahomet prend soin d'enseigner oralement dès le début.

La tradition rapporte que, effrayé par la première visite de l'ange Gabriel, Mahomet se réfugie auprès de son épouse et lui raconte ce qui vient de lui arriver. Khadija couvre Mahomet, à sa demande, (d'où l'intitulé de la sourate : Al-Muzzammil, « l'Enveloppé ») et s'enquiert de son état auprès de son cousin, Waraqah ibn Nawfal, qui lui annonce que son époux est le prophète attendu. Plus tard, Khadija retournera voir son cousin, en compagnie de Mahomet. Waraqah lui confirme qu'il est un prophète de Dieu et que l'apparition de la grotte de Hira n'est autre que l'ange Gabriel. Il annonce à Mahomet des difficultés, qu'il va endurer dans l'accomplissement de sa mission, notamment un bannissement de sa tribu. D'emblée Khadija croit en son époux et lui apporte un soutien inconditionnel, elle est, de ce fait, considérée comme la première croyante. Mahomet aurait fait part secrètement de son message à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans : nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet volontairement à Allah « Dieu »). Puis, la prédication devient publique et s'étend à l'ensemble des Quraych [38]

 

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