Abu Zar Ghafari as

Abu Zar Ghafari as est parmi les premier à embrasser l' Islam.

Il est connu comme l' un des plus honnête, franc et direct des compagnons du Saint Prophète saw.

Il a toujours dit la vérité au risque d' encourir le mécontentement des autres. Son coeur était pur, il était d' une simplicité parfaite.

Un jour, alors que le Messager était assis avec quelques uns de ses compagnons, Abu Zar arriva en rendant hommage au Prophète avec plein d' amour et respect. Celui-ci fût très content et dit: " le ciel n'a jamais donné d'ombre et la terre n'a jamais supporté une personne qui a une langue véridique que celle d'Abu Zar as.

Son vrai nom était Bareer ou selon d'autres historiens Jandab. Il appartenait à la tribu des Banu Ghifar. Cette tribu avait la progéniture de Kenana Bin Khazima, ancêtre du Saint Prophète au 15e rang. Ghifar était au 7e rang. Sa mère s'appelait Ramla fille de Rabiah, appartenant à la même tribu.

Leur demeure se trouvait dans le domaine de Badr, entre La Mecque et la Palestine.

Les gens de sa tribu était très pauvre et s' adonnaient au pillage pour survivre. C'est dans cet atmosphère qu'Abu Zar a ouvert ses yeux dans ce monde.

Dans son jeune âge, son esprit changea subitement; il détesta l'adoration des idôles et regretta d'avoir avalé de la nourriture illicite issue du pillage. Certes, Le Tout Puissant l'a guidé dans le droit chemin.

A propos de son présent état d'esprit; il raconta lui-même: "j'avais l'habitude de me présenter pour la prière de nuit et de rester debout jusqu'à l'aube.Puis, il se jettait par terre et se prosterner jusqu' au rechauffement de la terre par le soleil.

Le peuple de Ghifar entendît de sa bouche les paroles de l'unicité et demandait la signification.

Un jour, un homme de sa tribu qui était à la Mecque entendît l' appel du Prophète à entrer dans le chemin d' Allah. En revenant chez lui, il raconta cela à Abu Zar qui envoya aussitôt son frère Unais pour plus d'information. Unais, grand poète et très intelligent, fût impressionné par les sages paroles du Saint Prophète.

Il raconta à son frère l' appel du Saint Prophète à la vrai religion; mais les gens l' accusent de menteur, magicien. Par Dieu, je n'ai pas trouvé de cela en lui. Il ne fait qu' appeler les gens vers le vertu, la voie de la raison et l' interdiction à faire le mal. N'étant pas très satisfait, il alla à la Mecque afin de rechercher le Messager. Par crainte, il n'osait pas questionner les gens de la Mecque. Imam Ali as l'observa à côté de la Sainte Kaaba et proposa son aide. Abu Zar divulgua son secret . Imam fût content d' entendre la conviction sincère et le présenta au Prophète. Celui-ci dit: "O Messager d'Allah, svp, faîtes-moi savoir votre message".

Le Saint Prophète lui parla d'une manière impresionnante qu'il accepta sans hésitation l'Islam et devena la 5e personne à être converti. Le Prophète lui questionna comment il se nourrissait dans cet endroit étranger, il dit qu' il se contentait de l'eau bénite du Zamzam.

Le Prophète le conseilla de ne pas divulguer sa conversion aux mécréants, et de retourner chez lui pour prêcher le message de l'unicité à sa tribu. Celui-ci très enthousiaste déclara: "O Messager, je ne peux cacher ma foi, alors permettez-moi de déclarer ouvertement ma foi aux Mecquois".

Avec cette permission, il alla directement au Haram-e-Kaaba, où de nombreux idôlatres étaient présents, et annonça à haute voix: "il n'y a pas de Dieu sauf Allah et Mahomet saw est son Messager".

Les idôlatres l'attaquèrent à mort, Abbas Bin Abdul Muttalib, l'oncle du Messager était présent et le sauva de la mort. Un autre jour, il lança de nouveau le même message, les mécréants voulurent l' éliminer; de nouveau, l'oncle du Prophète l'aida en disant aux assassins: "si vous le tuez, sa tribu fera la guerre avec vous et ne laissera pas passer vos caravannes dans le domaine des Banu Ghifar". Ainsi, il fût de nouveau sauvé de la mort.

De retour chez lui, Abu Zar précha l' Islam à sa mère et ses deux frères. La moitié de sa tribu embrassa l' Islam, et l'autre après l' Hégire du Prophète de la Mecque vers Médine.

Abu Zar, lui-même émigra vers Médine, après la bataille de Badr, Uhud et Khandaq.

Le Prophète donna à Abu Zar 32 chameaux et l' installa à Zi-Qard, à environ 12 miles de Médine.

Malheureusement, celui-ci fût attaqué par le gang de Babu Ghatfan qui vola ses chameaux, tua son fils Zar, et emportant sa femme. En recevant cette mauvaise nouvelle, les Compagnons du Prophète secourèrent Abu Zar et rattrapèrent les voleurs. Ainsi, la femme fût libérée et les chameaux récupérés. Cet évènement est connu dans l' histoire comme la bataille de "Zi-Qard".

La première bataille après sa migration à Médine fût la bataille de Tabuq où Abu Zar prit part avec beaucoup de zèle et affection. En allant sur le champ de bataille, il s' était séparé du groupe à cause de son chameau très lent. Il continua seul à pied son chemin pour rejoindre le Saint Prophète. Ainsi, on entendit le Prophète dire: "Abu Zar voyagea seul, mourra seul, et montera seul au paradis le jour de la résurrection. Comme nous le verrons plus tard, il décédera seul dans un endroit du désert.

Le Saint Prophète était impresionné par son profond amour et une grande dévotion à Allah et son Messager, lui donnant le titre de "Messie de l'Islam". Il s' adressait en premier avec Abu Zar et lui serrait les mains en le voyant. Au dernier souffle du Prophète, on appela Abu Zar pour être à son chevet. Il fît très affligé et brisé, il quitta Médine pour s' installer en Syrie.

Sa vie était un symbol de dévotion, crainte de Dieu, modestie; seule, une feuille de tissu était son vêtement. Le Saint prophète disa qu' Abu Zar avait le tempérament de Jésus, fils de la Sainte Marie.

Abu Zar rappelait sans cesse ce verset du coran: "ceux qui accumulent l'or et l'argent, mais ne passent pas dans le chemin d' Allah, annonce leur le chatiment douloureux".

Le caliphe Muawia le contredit en annonçant que ces versets concernent uniquement les Juifs et les Chrétiens.

Un jour, Abu Zar passa devant un palais en construction "Mahal al Khizra" du gouverneur de Syrie Muawia.

En voyant la splendeur du palais, il dit: "si ce palais est construit avec l'argent public, alors c'est un abus de confiance; si c'est avec son argent, alors c'est de la prodigalité (gaspillage).

Abu Zar est tombé malade pendant les jours de pélérinage du 31e ou 32e année de l'Hégire. Tout le village de Rubza était à la Mecque, sauf sa femme et sa fille. Celles-ci angoissèrent pour l'accomplissement des funérailles, mais Abu Zar les consola en les divulguant les paroles du Saint Prophète qui disait que des gens viendront à l' enterrement de mon compagnon.

Abu Zar quitta ce monde matérialiste avec ces mots: " avec le nom d' Allah, par Allah et la foi d' Allah".

Abdullah Bin Massud dirigea la prière de mort. Après l' enterrement, il ammena la famille du défunt à Madina et l' installa confortablement.

Abu Zar est considéré dans l' histoire de l' Islam comme l'un des plus respectables compagnons du Prophète.

2e présentation:

Dans la vallée de Waddan qui relie La Mecque à l’extérieur vivait la tribu des Ghifâr. Elle subsistait grâce aux maigres dons des caravanes commerciales des Quraïshites, qui voyageaient entre la Syrie et La Mecque, et devait vraisemblablement recourir aux pillages, lorsque ces caravanes ne donnaient pas suffisamment pour satisfaire ses besoins.

Jundub Ibn Junadah, surnommé Abû Dharr, appartenait à cette tribu : Waddan. Réputé pour son courage, son calme, son acuité visuelle et son aversion pour les idoles, il rejetait complètement les croyances religieuses corrompues et stupides des Arabes.

Alors qu’il était dans le désert de Waddan, il entendit parler d’un nouveau prophète apparu à La Mecque. Il nourrissait l’espoir que son arrivée puisse balayer la corruption religieuse des cœurs et des esprits des Arabes. Il espérait trouver en lui un guide qui les sorte de l’obscurantisme et la superstition. Sans perdre de temps, il appela son frère Unays et lui dit : " Va à La Mecque te renseigner sur cet homme qui prétend être Prophète et recevoir des révélations des cieux. Écoute ses paroles et viens me les rapporter. "

Unays se rendit-il à La Mecque où il rencontra le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il écouta ce qu’il avait à dire et retourna dans le désert, où Abû Dharr attendait impatiemment qu’il lui parlât du Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

— " J’ai vu un homme, rapportait Unays, qui appelait les gens à la noblesse de caractère. Ce qu’il dit n’est pas de la poésie.

— Que disent les gens à son sujet ? demanda Abû Dharr.

— Ils disent qu’il est magicien, voyant et poète.

— Ma curiosité n’est point satisfaite. J’ai besoin d’en savoir plus sur la mission de ce prophète. Veux-tu prendre soin de ma famille pendant mon absence ?

— Oui. Mais prends garde aux Mecquois. "

Dès son arrivée à La Mecque, Abû Dharr ressentit une appréhension. Il décida, par conséquent, d’agir avec précaution. les Quraïshites étaient vraisemblablement courroucés par la remise en cause de leurs dieux. Abû Dharr était au courant de leur violence à l’égard des disciples du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, aussi n’eut-il pas de surprise en arrivant. Il se retint également d’interroger quiconque sur le compte de Muhammad, ne sachant distinguer l’ennemi du fidèle.

À la tombée de la nuit, il s’allongea dans la Mosquée sacrée. `Alî Ibn Abî Tâlib voyant qu’il était étranger lui offrit l’hospitalité. Au matin, Abû Dharr retourna à la Mosquée après avoir récupéré sa poche d’eau et son sac. Il ne posa aucune question et on ne lui en posa aucune.

Le jour suivant, Abû Dharr n’apprit rien de plus sur le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Le soir, alors qu’il se préparait à dormir dans la Mosquée, `Alî passait de nouveau par là. Il lui dit :

" N’est-ce pas l’heure pour un homme de rentrer chez soi ? "

Abû Dharr accepta son invitation et passa sa seconde nuit chez `Alî . Une fois de plus, personne n’interrogea l’autre sur quoique ce soit.

Toutefois, au bout de la troisième nuit, `Alî lui demanda :

— " Ne vas-tu pas me dire ce qui t’amène à La Mecque ?

— À la condition que tu promettes de me conduire à ce que je cherche. "

`Alî promit, alors Abû Dharr lui dit : 
— " Je suis venu de loin afin de rencontrer le nouveau Prophète — paix et bénédictions sur lui — et écouter ce qu’il a à dire. "

Le visage de `Alî s’illumina de joie, puis il s’exclama :

— " Par Dieu, il est véritablement le Messager de Dieu ! "

Il parla du Prophète — paix et bénédictions sur lui — et de ses enseignements. Il ajouta enfin :

— " Quand nous nous lèverons demain matin, suis-moi où que j’aille. Si je sens un danger, je m’arrêterai comme si je voulais uriner. Si je continue à marcher, suis-moi et entre là où j’entrerai. "

Abû Dharr ne ferma pas l’œil de la nuit, tellement il était impatient de voir et d’écouter le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Le lendemain matin, il suivit de près `Alî , jusqu’à ce qu’ils se retrouvent en présence du Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

— " Que la paix soit sur toi, Ô Messager d’Allâh, salua Abû Dharr.

— Et sur toi la paix de Dieu, Sa miséricorde et Ses bénédictions, répondit le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. "

Abû Dharr fut le premier à saluer le Prophète — paix et bénédictions sur lui — du salut de l’islam. Suite à cela, son usage se répandit. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — l’accueillit donc et l’invita à l’islam en lui récitant quelques versets du Coran. Rapidement, Abû Dharr prononça la shahada et adopta la nouvelle religion sur le champ. Il fut l’un des premiers à rejoindre l’islam.

Voyons en quels termes Abû Dharr rapportait sa propre histoire :

— " Après ma conversion, je suis resté avec le Prophète — paix et bénédictions sur lui — afin de me former à l’islam et d’apprendre à lire le Coran.

Il me dit : " Ne parle à personne ici de ton adhésion à l’islam. Ils te tueraient. "

— " Par Celui Qui détient mon âme entre Ses Mains, je ne quitterai pas La Mecque sans me rendre à la Mosquée sacrée et proclamer la Vérité au milieu des Quraïshites " jurai-je.

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se tut. J’allai donc à la Mosquée où les Quraïshites étaient assemblés en pleine discussion. Je me mêlai à eux et criai du plus fort que je pus : " Ô Quraïshites, je témoigne qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allâh et que Muhammad est son Messager. quot ;

Mes mots eurent un effet immédiat sur eux. Ils sautèrent sur leurs jambes et s’exclamèrent : " Attrapons-le, lui qui a abandonné sa religion. " Ils bondirent sur moi et me frappèrent sans merci. Ils avaient clairement l’intention de me tuer. Toutefois,Al-`Abbâs Ibn `Abd Al-Muttalib, l’oncle du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, me reconnut. Il se pencha sur moi pour me protéger de leurs coups. Il leur dit : " Malheur à vous ! Voulez-vous tuer un homme des Ghifâr, alors que vos caravanes passent par leur territoire ? "

Là seulement, ils me relâchèrent. Je retournai chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Lorsqu’il vit mon état, il dit :

— " Ne t’avais-je pas dit de garder le secret sur ta conversion ?

— Ô Messager de Dieu, dis-je. Mon âme avait besoin de s’exprimer, alors je l’ai laissée s’exprimer.

— Va trouver ton peuple, ordonna le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Dis-leur ce que tu as vu et entendu. Invite-les à Dieu. Peut-être Dieu les comblera de bien par ton entremise et te récompensera à travers eux. Le jour où tu entendras que je me suis fait connaître ouvertement, alors viens à moi. "

Je quittai la ville et retournai vers mon clan. Mon frère m’interrogea : "Qu’as-tu fait ? " Je lui expliquai que j’étais devenu musulman et que je croyais désormais à la vérité des enseignements de Muhammad. Il me répondit : " Je ne suis pas opposé à ta religion. De fait, je suis moi aussi musulman et croyant. "

Tous deux, nous allâmes chez notre mère afin de l’inviter à l’islam. Sa réponse fut :

— " Je n’ai rien contre votre religion. J’accepte également l’islam. "

À partir de ce jour, cette famille de fidèles invita inlassablement les gens de Ghifâr à l’islam. Sa ténacité permit de convertir un grand nombre des leurs et d’instituer finalement la prière en congrégation.

Abû Dharr était dans le désert lorsque le Prophète fuit vers Médine et lorsque les batailles de Badr, Uhud et Khandaq eurent lieu. À Médine, il exprima au Prophète — paix et bénédictions sur lui — sa volonté d’entrer à son service. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — accepta sa requête. Il était pleinement satisfait de sa compagnie et de ses services. Parfois même, il montrait une préférence pour Abû Dharr.

Chaque fois que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — le rencontrait, il lui témoignait sa joie par une tape et un sourire.

À la mort du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, la douleur empêcha Abû Dharr de rester à Médine. Il se retira alors dans le désert syrien, où il vécut pendant les califats d’Abû Bakr et de `Umar.

Il se trouvait à Damas durant le califat de `Uthmân. Il fut attristé et consterné de voir le désir des Musulmans pour ce monde et leur goût du luxe. `Uthmân l’invita à Médine. De même, il désapprouvait la soif des musulmans pour les biens et les plaisirs matériels. Ses coreligionnaires le critiquaient, d’ailleurs, pour les insultes qu’il proférait à leur égard. `Uthmân lui suggéra alors de se rendre à Ar-Rubdah, un petit village près de Médine. Il s’y isola des gens, renonçant à leurs préoccupations terrestres. Sa vie était dédiée à la recherche de la demeure éternelle et non la satisfaction des plaisirs éphémères de ce monde. En cela, il s’inspira de l’héritage du Prophète — paix et bénédictions sur lui — et de ses compagnons.

Un jour, il reçut la visite d’un homme qui trouva sa maison bien dépouillée. Il demanda à Abû Dharr : 
— " Où sont tous tes biens ?

— Nous avons une maison là-bas [c’est-à-dire dans l’Au-delà], répondit Abû Dharr, où nous envoyons nos biens les plus précieux. "

L’homme comprit ce qu’Abû Dharr voulait dire. Il continua toutefois : 
— " Mais tu dois bien posséder des choses tant que tu es ici.

— Le propriétaire de cette maison ne nous laissera pas y demeurer à jamais, rétorqua Abû Dharr. "

Abû Dharr continua à mener une vie simple et frugale jusqu’à sa mort. L’émir de Syrie tenta une fois de lui envoyer trois cent dinars. Abû Dharr retourna l’argent en disant : " L’émir de Syrie ne trouve-t-il pas un serviteur plus méritant de cette somme que moi ? "

En l’an 32 de l’Hégire, Abû Dharr mourut. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait dit de cet homme qui avait fait preuve d’abnégation : 
— " La terre ne porte ni les cieux ne couvrent un homme plus vrai et fidèle qu’Abû Dharr. "

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