Bataille de Siffine

La bataille de Saffine et les Khawarej (les dissidents)

Prière faite avant la Bataille

Il dit: "O Dieu, créateur du plafond surélevé, de l'espace étagé,lieu de succession de la nuit et du jour, parcours du soleil et de la lune, itinéraire des étoiles mouvantes, dont tu as fait une demeure pour une partie de tes anges qui ne se lassent jamais de t'adorer

Dieu, créateur de cette terre dont tu as fait un lieu de repos pour les hommes et un royaume pour les animaux et autres créatures de toutes sortes dont on ne connaît pas le nombre;

Créateur des montagnes hautement dressées, piliers dont tu as doté la terre et refuges pour les hommes;

Si tu nous fais vaincre notre ennemi, empêche-nous d'être injustes et tyrans, et dirige-nous vers l'équité, si tu les fais vaincre, accorde-nous le martyre et évite nous la discorde."

Il s'adresse à ses compagnons

Les Syriens étaient partisans de Muawiya, adversaire d'Ali

Je déteste de vous voir les injurier. Il serait d'un argument plus valable pour vous de parler de leurs actes et de leur situation.

Et au lieu de les insulter, vous feriez mieux de dire: "O mon Dieu préserve notre sang et le leur, rapproche notre cœur du leur, fais - leur prendre le bon chemin jusqu'à ce que l'équité soit connue par l'ignorant et que celui qui a fait sienne l'iniquité s'en éloigne."

Il dit un jour montrer son enthousiasme pour la guerre

Al Hassan (624-670), fils aîné d'Ali et de Fatima, fille du Prophète Mohammad. Cinquième calife de la dynastie des Orthodoxes à Médine, après l'assassinat de son père. Il abdiqua après moins d'un an de règne. Il mourut empoisonné.

Retenez ce garçon avant qu'il ne me détruise. Ils me sont chers ces deux (parlant de ses deux fils Al-Hassan et Al-Hussein). Je crains, s'ils meurent de voir la descendance du Prophète s'éteindre.

Au sujet des deux arbitres

Vos chefs se sont accordés sur le choix des deux arbitres.

Nous avons eu leur serment qu'ils se conformeraient strictement au Coran sans l'outrepasser ni en paroles ni en sentiments.

Ils s'en sont éloignés sciemment, en suivant le penchant de l'injustice et en adoptant les méthodes tortueuses.

D'avance nous avons déclaré nos réserves sur leurs décisions et leur capacité d'être justes, connaissant leur mauvaise foi et l'iniquité de leur jugement.

Après avoir constaté qu'ils ont quitté le chemin de la justice, présenté des arguments .que personne ne comprend, enfreint les règles de la justice, nous ne nous considérons pas liés par aucun pacte mais détenteurs de notre propre décision.

Propos adressé à l'un de ses compagnons

Textuellement: "les sortants". Secte qui avait suivi l'Imam avant de lui avoir désobéi

"Tu prétends connaître le moment où l'on pourrait sortir sans risque et celui où l'on serait en danger?

Celui qui t'approuve sera en désaccord avec le Coran, se passe de l'aide de Dieu pour atteindre ce qu'il désire et repousser ce qu'il craint.

Il faudrait, alors, pour celui-là, te rendre grâce aux lieux et place de Dieu car d'après ta prétention ce indiqué serait toi qui lui aurais i le moment d'éviter les dangers".

Puis se tournant vers le public, il continua: gens! Méfiez-vous de l'étude des astres, sauf ce qui peut servir pour

s'orienter sur terre ou sur mer.

Elle pousse vers la sorcellerie. L'astrologue est comme le sorcier, le sorcier est comme le magicien, le magicien est comme le mécréant et le mécréant va en enfer.

Marchez en proclamant le nom de Dieu".

S'adressant dans leur cantonnement aux Khawarej...

Etiez-vous présents avec nous à Saffîne?

Ils répondirent: "Certains l'étaient, d'autres point".

Il leur dit: "Mettez - vous en deux groupes. Que ceux qui ont y assisté se mettent d'un côté et ceux qui n'y étaient pas de l'autre, afin que je dise à chacun ce que j'ai à lui dire.

Je vous demande le silence, écoutez bien ce que je vais vous dire,0uvrez - moi vos cœurs; si nous demandons à quelqu'un de témoigner qu'il vienne avec ce qu'il sait". Il parla longuement et dit entre autre autres, à ceux qui avaient assisté à Saffîne:

"N'avez-vous point dit lorsqu'ils brandirent le Coran par perfidie, malice, supercherie et trahison: "Ce sont nos frères et gens de notre foi. Ils ont cessé de nous combattre et reviennent au Livre de Dieu. A notre avis il faudrait les accepter et desserrer l'étreinte?"

Je vous ai dit: "Cela, en apparence, est de la foi mais au fond c'est de l'hostilité le début est une bénédiction mais les suites un regret.

Restez sur vos positions, continuez à suivre votre chemin, accrochez-vous au Djihad, ne prêtez pas attention aux hurleurs. Si on répond à leurs désirs, ils trompent et si on les néglige, ils s'humilient. Les faits se sont ainsi passés et vous leur avez donné votre assentiment. Je jure par Dieu, que puisque j'ai refusé l'arbitrage, rien ne m'y oblige et je n'en assume pas la responsabilité. Je jure également, par Dieu que, si je l'avais accepté, je serais en droit de vous en tenir respectueux. Le Livre qui est mon guide depuis que je l'ai connu me donne fort raison.

Nous étions avec le Messager de Dieu dans les combats alors que la mort enlevait les pères, les fils, les frères et les proches et chaque catastrophe et chaque difficulté ne faisaient que renforcer notre foi, nous faire persévérer dans le vrai, nous faire confier notre destin à Dieu et augmenter notre résignation devant la douleur des blessures

Mais nous voici, maintenant, à combattre nos frères en Islam, pour ce qu'ils y ont introduit comme déviations, déformations, ambiguïtés et interprétations.

Si nous arrivons à un moyen par lequel Dieu nous rassemblerait et nous rapprocherait par ce qui reste encore entre nous de commun, nous l'accepterons, et nous nous abstiendrons de tout autre moyen.

Aux Khawarej 1

Parole juste dont on se sert pour vous induire en erreur. Oui, Dieu est l'unique autorité.

Mais ceux - ci disent en réalité: "I1 n'y a de gouvernant que Dieu", alors qu'il est indispensable aux hommes d'avoir un gouvernent fût - il pieux ou pervers! Ainsi le croyant s'adonnera à de bonnes actions et le mécréant à ses caprices jusqu'au terme fixé par Dieu.

Ce chef y amassera des richesses qui lui permettront de combattre l'ennemi, d'assurer la sécurité, d'arracher au puissant les droits du faible, afin de rassurer l'honnête homme et de n'avoir rien à redouter des impies.

Ne combattez pas les Khawarej après ma mort; car on ne saurait confondre ceux qui sont tombés dans l'erreur en aspirant à la vérité avec ceux qui ont réussi dans leurs desseins, en s'appuyant, dès le départ, sur l'injustice.

Aux Khawarej 2

Si vous continuez à prétendre que je me suis trompé et que je fais fausse route, pourquoi voulez-vous persister à imputer mes erreurs à toute la nation de Mohammad et à lui faire assumer mes fautes?

Vos sabres sont tirés à tort et à travers et vous ne faites point de distinction entre ceux qui ont commis des erreurs et ceux qui n'ont rien fait.

Vous savez pertinemment que le Prophète fit lapider l'adultère marié; puis a prié sur son corps et donné son héritage aux siens, comme il a fait exécuter le meurtrier et fait hériter normalement ses successeurs; il fit couper la main du voleur, fustiger l'adultère célibataire puis leur octroya leur juste part dans les revenus de l'Etat et les maria à des musulmanes.

Le Prophète les a ainsi punis pour leurs forfaits, leur a appliqué les jugements de Dieu sans les priver, pour autant, de leurs droits sur l'Islam et sans les proscrire.

Vous méchantes gens! Instruments entre les mains de Satan qu'il utilise à son gré.

Deux catégories trouveront leur perte à cause de moi: un partisan passionné que sa passion aveugle conduit vers l'erreur et un haineux vindicatif que sa haine conduit également vers l'erreur.

Dans la situation présente et en ce qui me concerne, le meilleur des hommes est celui qui donne l'exemple en restant dans un juste milieu. Ecoutez- le; ralliez la majorité car la main de Dieu est avec elle, prenez garde à la division.

Celui qui s'écarte de ses frères est pour Satan ce que l'agneau égaré est pour le chacal.

Quiconque sème la division abattez-le, fût il abrité par mon autorité.

Les deux arbitres ont été désignés pour vivifier ce à quoi le Coran a donné vie et détruire ce qu'il a condamné. Or vivifier c'est se rassembler autour du Coran et détruire c'est s'en séparer.

S'il nous oblige à les suivre nous nous joindrons à eux, et s'il leur impose de nous suivre qu'ils fassent de même.

Je n'ai point commis d'injustice envers vous, ni vous ai trahis dans mes fonctions, ni été peu clair!

Vos notables ont décidé de choisir deux arbitres qui nous ont promis de s'en tenir au Coran. Ils s'en sont détournés, ils ont abandonné la vérité qui leur crevait les yeux, suivi leurs passions qui étaient iniques.

Nous avons, d'avance, fait des réserves sur leur bonne foi et leur esprit de justice.

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